Une étape cruciale vers la fin de la transition
Les autorités actuelles, dirigées par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, ont promis des élections « libres, transparentes et crédibles » pour tourner la page du régime d’Ali Bongo Ondimba. L’ouverture du dépôt des candidatures constitue ainsi un test majeur de la volonté de la transition d’organiser un scrutin inclusif et démocratique.
Qui sont les candidats attendus ?
À Libreville, tous les regards sont tournés vers deux figures politiques majeures. D’un côté, Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition, dont les déclarations récentes laissent entendre qu’il pourrait briguer un mandat, bien qu’il n’ait pas encore officialisé sa candidature. De l’autre, Alain-Claude Bilie-By-Nze, dernier Premier ministre sous Ali Bongo, qui sillonne activement le pays pour rallier les électeurs à sa cause.
Deux femmes ont également annoncé leur candidature : Zenaba Nyingi Channing, chef d’entreprise de 36 ans, et Mario Nengue Mitsa, ingénieure de 44 ans. Leur engagement dans la course présidentielle pourrait apporter un souffle nouveau à la compétition.
Des critères stricts pour les candidats
Pour être éligibles, les candidats doivent remplir plusieurs conditions : verser une caution de 30 millions de francs CFA, justifier d’une résidence continue au Gabon durant les trois dernières années et être âgés de 35 à 70 ans. Ces critères excluent d’emblée plusieurs figures politiques historiques du pays, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’acteurs.
Avec l’ouverture officielle du dépôt des candidatures, la présidentielle gabonaise entre dans une phase déterminante. L’évolution du paysage politique dans les prochains jours donnera un premier aperçu des rapports de force à l’approche du scrutin du 12 avril.