Une mesure sociale d’envergure
S’inscrivant dans une dynamique de rupture avec l’ancien régime, Bilie-By-Nze a dévoilé douze mesures prioritaires qu’il entend mettre en œuvre dans les cent premiers jours de son mandat, parmi lesquelles figure ce RUG. Ce dispositif vise à permettre à chaque citoyen gabonais de bénéficier des richesses naturelles du pays. « Par cette mesure, nous sortirons du paradoxe immoral qui veut que le Gabon soit un pays riche avec une population pauvre », a-t-il déclaré.
Destiné aux Gabonais sans revenu stable, ce revenu exclut les fonctionnaires, les salariés du secteur privé et les retraités disposant d’une pension. Il cible les chômeurs en recherche d’emploi, les personnes âgées sans retraite, les personnes en situation de handicap sans ressource, les malades sans revenu et les filles-mères sans activité rémunératrice.
Un financement transparent et sans nouvelle taxation
Le financement du RUG repose sur trois piliers. Tout d’abord, une ponction de 10 % sur les revenus pétroliers et miniers du Gabon, ces richesses étant, selon lui, « un don de Dieu » devant bénéficier à tous. Ensuite, la réduction des dépenses protocolaires et de prestige de l’État, notamment les fonds politiques du président et les budgets de fonctionnement des institutions. Enfin, une amélioration de la collecte fiscale.
Bilie-By-Nze a insisté sur le fait que ce financement ne représentera ni une nouvelle taxation pour les citoyens ni un endettement supplémentaire. Il s’agit d’un projet social de grande ampleur visant à redonner de la dignité aux Gabonais les plus précaires.
Une alternative à la continuité
En parcourant le pays, le candidat a dit avoir été témoin de la misère qui frappe une grande partie de la population. « J’ai honte que cela se soit produit quand j’étais aux affaires. Je m’engage à corriger cela », a-t-il affirmé. Face à ce constat, il présente son programme comme une rupture avec l’ancien système, qu’il accuse d’avoir maintenu les Gabonais dans la précarité.
Bilie-By-Nze veut incarner une alternative claire : « Il y a d’un côté la continuité d’un système avec les mêmes hommes, les mêmes femmes, menant la même politique, et de l’autre, la rupture que nous incarnons afin de rendre le pouvoir au peuple et de sortir enfin de la pauvreté et de l’angoisse. » Un message fort qui place le Revenu universel garanti au centre de sa vision pour un Gabon plus juste et plus solidaire.