Une première étape intensive à l’intérieur du pays
Dès le 15 mars 2025, l’équipe du candidat, surnommée « La Team BS », a sillonné l’arrière-pays gabonais pour une première phase de cinq étapes. Entre le 15 et le 17 mars, Stéphane Germain Iloko a parcouru les localités de Ntoum, Kango, Bifoun, Ndjolé et Ovan, multipliant les haltes pour échanger avec les habitants. Objectif affiché : écouter les doléances des citoyens et intégrer leurs préoccupations dans son projet de société. « Cette immersion est cruciale. Les Gabonais des régions reculées doivent sentir qu’ils sont écoutés », a-t-il souligné lors de ses interventions.
Cette démarche de proximité répond aussi à un impératif stratégique. Face à ses principaux adversaires, Brice Clotaire Oligui Nguema et Alain-Claude Bilie-By-Nze, des personnalités déjà bien ancrées dans le paysage politique, le Dr. Iloko mise sur le terrain pour gagner en visibilité. « Il ne peut pas rivaliser en notoriété aujourd’hui, alors il compense par une présence forte sur le terrain », analyse un observateur local.
Le Haut-Ogooué, terreau de la deuxième phase
Sans temps mort, la deuxième phase de cette pré-campagne a débuté le 18 mars dans la province du Haut-Ogooué. Dans cette région stratégique, le candidat indépendant multiplie les rencontres pour expliquer sa vision et identifier les besoins spécifiques des populations. « C’est ici que se joue une partie de la crédibilité de son projet. Les attentes en matière d’infrastructures, de santé et d’éducation sont immenses », rapporte un membre de son équipe.
Si Stéphane Germain Iloko garde pour l’instant secret le détail des prochaines étapes, l’enthousiasme suscité par son passage dans l’intérieur du pays est palpable. Dans les marchés et les villages, les discussions s’animent autour de ce nouveau visage, perçu comme une alternative aux traditionnels partis. « On sent une curiosité, voire un espoir, surtout parmi les jeunes qui réclament du changement », témoigne un habitant de Ndjolé.
Un défi à relever
Pour le Dr. Iloko, le chemin reste néanmoins semé d’embûches. Sa capacité à transformer ces échanges en un programme cohérent et à mobiliser au-delà des régions visitées sera déterminante. Mais une chose est sûre : en misant sur l’écoute et le dialogue, il tente d’insuffler un nouveau style dans la politique gabonaise, à quelques semaines d’une élection cruciale.
La suite de sa tournée, attendue avec impatience, révèlera si cette stratégie de terrain parvient à éroder l’avance de ses concurrents. En attendant, les Gabonais de l’intérieur, souvent éloignés des centres de décision, savent déjà qu’ils comptent dans cette course à la présidentielle.