Pour Olivier Parent, PDG de Somdia, cette cession s’inscrit dans une volonté claire de réorienter les activités du groupe. « Nous souhaitons nous concentrer davantage sur l’agriculture et la première transformation, domaines dans lesquels nous avons un savoir-faire reconnu », a-t-il déclaré. Cette décision fait partie d’une série de ventes initiées depuis 2024, où Somdia a déjà cédé ses activités de minoterie au Cameroun, au Congo, et récemment au Togo. Avec la vente de la SMAG, le groupe marque un recentrage sur des segments spécifiques du marché, en quête d’une meilleure spécialisation.
Fondée en 1969, la SMAG est un acteur incontournable de l’économie gabonaise. Avec une production annuelle de 75 000 tonnes de farine, 32 000 tonnes d’aliments pour bétail, 450 000 poussins et 40 millions d’œufs, la société détient une position dominante sur le marché local, avec près de 90% de parts de marché dans la farine et les œufs. Si la vente est conclue, elle marquera un tournant dans la distribution de ces produits de base au Gabon, avec un impact direct sur la consommation locale.
Jean-Marie Ackah, à la tête du groupe Avos, se montre enthousiaste face à cette acquisition stratégique. Il explique que « cette opération s’inscrit parfaitement dans notre ambition de construire un groupe agro-alimentaire de référence en Afrique subsaharienne ». Le groupe Avos, déjà bien implanté en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, veut étendre ses activités en intégrant verticalement la chaîne de production, en mettant l’accent sur l’industrialisation et la modernisation des filières locales.
Avec plus de 1 200 collaborateurs et une quinzaine de sites industriels, le groupe prévoit de renforcer son réseau tout en diversifiant son offre, notamment dans l’aviculture et la transformation de la farine. L’objectif affiché est de contribuer à la structuration d’une filière agro-alimentaire moderne et compétitive en Afrique, et la SMAG représente un pilier fondamental dans cette stratégie.