Une mesure audacieuse mais un financement incertain ?
D’après Alain-Claude Bilie-By-Nze, le financement du RUG repose sur une ponction de 10 % sur les revenus pétroliers et miniers, une réduction des dépenses de l’État et une amélioration de la collecte fiscale. Toutefois, Ike Ngouoni Aila Oyouomi remet en cause la faisabilité économique de cette proposition. Selon ses calculs, “Coût total annuel 900 Mds de FCFA pour un financement annuel de 136 Mds de FCFA, ce qui se traduit par un écart de financement abyssal.” Il détaille : “Coût estimé : 150 000 FCFA × 500 000 personnes × 12 mois = 900 milliards FCFA/an. Financement proposé : 10 % des revenus pétroliers/miniers = 136 milliards FCFA (Source : LFR 2024). Résultat : un déficit de +760 milliards FCFA/an. Aucune estimation sérieuse n’existe pour combler cet écart par la suppression d’institutions.”
Un modèle de redistribution remis en question L’ancien porte-parole de la présidence estime que la proposition de Bilie-By-Nze repose sur une logique de rente plutôt que sur un véritable modèle de développement. “Ce n’est pas en créant une rente qu’on crée de la dignité. C’est en reconstruisant l’État et les opportunités.” Selon lui, il est nécessaire de privilégier des dispositifs plus réalistes et structurés pour lutter contre la précarité.
Des alternatives jugées plus crédibles Parmi les solutions proposées, Ike Ngouoni Aila Oyouomi met en avant “une Allocation Tremplin pour les jeunes, temporaire, accompagnée d’une formation et d’un emploi, et finançable.” Il rappelle également avoir lancé “le Hub Jeunes Gabon : un accompagnement concret, pas une promesse hors-sol.” Il affirme ainsi soutenir la vision de Brice Clotaire Oligui Nguema, qu’il juge plus réaliste et efficace pour garantir une justice sociale durable.