Le Confidentiel : Vous affirmez que le Gabon est à l’aube d’une nouvelle ère et que chaque citoyen doit faire un choix éclairé pour l’avenir du pays. Selon vous, quels sont les principaux défis qui attendent le Gabon dans cette transition politique ?
Mike Jocktane : La transition est désormais derrière nous et nous nous approchons à grands pas de l’élection présidentielle. Cette période a constitué une occasion unique de redéfinir la trajectoire de notre pays. Elle a permis, entre autres, l’adoption d’une nouvelle constitution par référendum, l’instauration d’un nouveau code électoral et aujourd’hui, nous nous préparons à élire un nouveau président de la République. Cette élection est importante car elle marquera la fin officielle de cette transition, donc de l’état d’exception, et le retour du Gabon à un cadre institutionnel stable et normalisé.
Parmi les défis immédiats, il y a celui d’organiser un scrutin transparent, crédible et apaisé afin de garantir à chaque citoyen l’expression libre de son choix pour l’avenir de notre pays. Au-delà de l’aspect électoral, ce qui est important, c’est de choisir un leader qui occupera avec efficacité le fauteuil présidentiel. Le Gabon dispose de ressources naturelles abondantes, de partenaires internationaux fiables. Mais notre principal défi reste la gestion efficace et transparente de nos ressources. Une gouvernance compétente et une gestion économique sage et éclairée sont indispensables pour garantir un développement durable. Nous avons fait le choix, j’ai fait le choix de soutenir le président Oligui parce que je lui reconnais une réelle volonté politique et la capacité de mettre en place les réformes nécessaires pour redresser et moderniser le pays.
Le Confidentiel : Vous avez évoqué l’impact du coup d’État du 30 août 2023 comme un tournant pour le pays. Comment percevez-vous aujourd’hui les avancées réalisées sous la transition et quelles réformes vous semblent prioritaires pour consolider ce renouveau politique ?
Mike Jocktane : Les Gabonais avaient perdu confiance en leurs institutions, qui étaient perçues comme ayant été détournées au profit d’intérêts partisans et individuels. L’objectif de la transition était de restaurer les institutions, de restaurer leur crédibilité, afin que les citoyens puissent à nouveau croire dans le bon fonctionnement de l’État. C’est important de souligner que la mission première du CTRI n’était pas de bâtir le Gabon, mais plutôt de rétablir l’ordre et la stabilité institutionnelle. C’est donc sous cet angle que l’on doit évaluer les avancées réalisées pendant cette période et non au travers des projets d’infrastructure.
Parmi les réformes les plus significatives, il y a notamment la limitation des mandats présidentiels, l’instauration d’une transmission du pouvoir plus transparente. La nouvelle constitution crée aussi les conditions nécessaires à l’émergence d’une nouvelle classe politique plus dynamique, responsable et véritablement en phase avec les aspirations profondes du peuple gabonais. Ces avancées sont importantes pour consolider le renouveau politique et garantir un avenir stable et prospère pour notre pays. C’est le président élu qui devra répondre aux attentes profondes du peuple gabonais, notamment en matière de développement durable. Nous devons bâtir un Gabon où les systèmes de santé et d’éducation sont renforcés, où l’agriculture est développée et modernisée, où la distribution de l’eau et de l’électricité sont améliorées et où des infrastructures massives et de qualité sont construites. C’est cette vision d’un Gabon prospère et durable qui doit guider l’action du futur président Brice Clotaire Oligui Nguema après cette transition.
Le Confidentiel : Votre soutien à Brice Clotaire Oligui Nguema est clair, notamment pour son rôle dans la stabilisation du pays. Quelles garanties avez-vous que cette transition aboutira réellement à un système plus juste et inclusif ?
Mike Jocktane : La transition est désormais derrière nous et donc nous devons regarder à l’avenir. C’est difficile de donner des garanties pour ce qui n’est pas encore. Mais aujourd’hui, après une analyse approfondie, après une longue période de recul, j’ai décidé de donner ma confiance à Brice Clotaire-Olivier Nguema. À la suite de nos échanges, je suis convaincu de sa bonne volonté et de sa détermination à œuvrer pour un Gabon nouveau, un Gabon meilleur, qui réponde aux attentes profondes de notre peuple. Aussi, en deux ans, plusieurs réformes et projets ont été lancés, démontrant un engagement concret pour transformer notre pays. S’il a pu faire tout cela en si peu de temps, il est légitime de penser que les sept prochaines années seront véritablement au profit de la majorité, sinon de tous les Gabonais. C’est dans cette perspective, après l’élection présidentielle, que je place mes attentes pour un avenir plus juste et toujours plus inclusif pour notre nation.
Le Confidentiel : Votre adhésion au Rassemblement des Bâtisseurs marque une nouvelle étape dans votre engagement politique. Quels sont les objectifs concrets de cette alliance et comment comptez-vous peser dans le débat national ?
Mike Jocktane : C’est avec joie que j’ai adhéré au Rassemblement des Bâtisseurs parce que c’est la structure qui a été mise en place dans cette période électorale pour rassembler toutes les forces vives qui soutiennent la candidature du président Brice Clotaire Oligui Nguema.
Naturellement, après les élections, je continuerai à participer activement au débat politique, fort de mes convictions et de ma volonté de faire avancer le Gabon sur la voie du développement, de la transparence et de l’inclusivité.
Le Confidentiel : À l’approche du scrutin du 12 avril 2025, quel message adressez-vous aux électeurs gabonais pour les inciter à voter et à s’engager dans la construction du « Gabon Nouveau » que vous appelez de vos vœux ?
Mike Jocktane : Personne ne doit s’abstenir de voter le 12 avril prochain. Parce que voter est bien plus qu’un simple acte civique. C’est un droit, un devoir sacré et un privilège que nous devons chérir et exercer avec responsabilité. J’appelle tous les Gabonais, sans exclusive, à se rendre massivement aux urnes. Naturellement, mon choix est connu. Votez Brice Clotaire Oligui Nguema. Merci.